En Vendée et en Charente-Maritime, deux départements qui ont été frappés de plein fouet par la tempête Xynthia, une vague d'eau salée a recouvert plus de 45.000 hectares de terres agricoles.
En Charente-Maritime
"La situation est catastrophique, on évalue à 40.000 hectares les surfaces agricoles touchées par l'effet raz-de-marée", soit environ 10 % des terres utiles cultivées du département, a déclaré Dominique Rainteau, le directeur FDSEA Charente Maritime.
"La marée ne monte plus, mais il faudra du temps pour que l'eau s'évacue, le pire c'est que l'eau salée rend la terre impropre à la culture" a-t-il ajouté.
Les agriculteurs du secteur de Charron, de l'île de Ré, de l'île d'Oléron et des marais situés autour de l'ancienne place forte de Brouage sont très touchés, selon la FDSEA
En Vendée
4.500 hectares ont été inondés dans le marais poitevin, dans la région de l'Aiguillon et 2.000 hectares dans le marais breton, vers Chalans" selon Jean-Paul Goutines, le responsable FRSEA Pays-de-Loire.
Des terres inondées, des cultures détruites mais aussi du bétail mort
Plusieurs milliers de bovins, moutons ou chèvres ont du être déplacés par bateau ou par bétaillère depuis dimanche et un millier de cadavres d'animaux ont été ramassés dans les champs, selon le directeur Jean-Philippe Bouin, de la FDSEA Vendée.
Depuis la tempête, les marées successives ont charrié des cadavres d'animaux. Mardi matin, on a découvert 450 brebis mortes le long d'une route de la baie de l'Aiguillon.
Les autorités s'inquiètent des risques sanitaires et le ramassage des cadavres d'animaux qui flottent encore dans les champs.
Cette zone a pris la dépression de plein fouet sur le littoral atlantique. Dans le secteur, "la mer a passé les digues et envahi les terres jusqu'à 7 kilomètres du rivage, et comme "le sel agit comme un désherbant, les cultures sont grillées" a souligné Jean-Philippe Bouin.
Dans les autres départements
Les dégâts sont moins importants en Pays-de-Loire et en Poitou-Charente : toitures arrachées et du matériel abîmé, selon les professionnels. Dans la Vienne et les Deux-Sèvres, deux des départements classés en zone de "catastrophe naturelle" les préfectures concernées ne dénombrent plus les toitures arrachées, les arbres tombés, les tuiles envolées ou les cheminées effondrées.