La tempête meurtrière, appelée Xynthia, qui a traversé la France ce week-end, a fait des dizaines de morts et causé de nombreux dégâts matériels. Les hommages affluent après cette catastrophe nationale selon le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.
"Nos pensées vont aux victimes ainsi qu'à leurs proches" a ajouté Frédéric Lefebvre. Soulignant que les élus des zones touchées, particulièrement celles de la façade atlantique, se concentraient "pour venir en aide aux sinistrés", il a fait valoir que les candidats UMP aux régionales dans ces départements avaient annoncé "la suspension de leur campagne" pour être sur le terrain. "C'est le cas de Dominique Bussereau en Poitou-Charentes et de Christophe Béchu en Pays-de-la-Loire" a-t-il dit.
Le roi Mohammed VI du Maroc a présenté dimanche à "M. Sarkozy, aux familles des victimes et au peuple français ami, ses condoléances les plus attristées et les sentiments sincères de sa compassion et de sa solidarité dans cette pénible épreuve.
Le bureau politique du Front National a "exprimé sa compassion à l'égard de nos concitoyens victimes dans leur chair et dans leurs biens de la tempête Xynthia". Dans le même temps, il "s'étonne du fait que, connaissant les risques prévisibles et prévus de la conjonction de la tempête et de la grande marée, les autorités responsables n'aient pas fait procéder à l'évacuation des zones menacées au bord de mer".
Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP : "Je pense aux familles des victimes". Saluant "la réactivité des secours" mis en place par le gouvernement, il a souhaité que "plus personne ne soit sur le toit de sa maison" et que tout soit fait pour "rétablir le courant". "Voilà l'urgence des urgences".
Benoît Hamon, porte-parole du PS : "Le moment est à la solidarité nationale à l'égard de populations touchées dans leur chair". "Il va falloir surtout une grande mobilisation des services de l'Etat et pour commencer des services publics" que "je regrette de voir démantelés méticuleusement depuis des années".
François Bayrou, président du MoDem, a évoqué un "sujet de peine et de tristesse". L'Etat doit mener "un travail de long terme pour qu'on soit mieux à même de se défendre" face à ces phénomènes. "Je n'arrive pas à comprendre que la France soit un pays où on n'ait pas entamé le long effort nécessaire pour enterrer les lignes électriques. Quand il y a de la neige, elles craquent, quand il y a du vent, elles cassent". "Ce n'est pas un pays moderne qu'un pays qui est si fragile dans sa distribution électrique".
Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts : "Il faut d'abord penser aux victimes". "Il est évident que l'ensemble de la solidarité nationale doit s'opérer. Simplement, il faut se souvenir qu'il y a un an, il y a eu une tempête dans les Landes et les mêmes annonces n'ont pas été suivies des faits, donc il faut vraiment que ce ne soit pas seulement un effet de communication mais bien du soutien dans la durée à tous ceux qui en auront besoin".
La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a déclaré : "C'est dans ces moments que notre pays doit particulièrement se retrouver uni et faire preuve de solidarité (...) J'en appelle à tous pour venir en aide à ceux qui en ont besoin". "Face aux conséquences dramatiques de la tempête", elle a fait part, "au nom du Parti socialiste, de notre grande émotion et de notre solidarité vis-à-vis des familles des victimes et de tous ceux qui sont meurtris par la catastrophe".
François Fillon a déclaré : ."C'est donc une catastrophe nationale et mes premières pensées vont vers les victimes et leurs familles auxquelles je veux présenter les condoléances du gouvernement et de la Nation". Il a promis que les arrêtés de catastrophe naturelle seraient publiés "dans les 48 heures", et a annoncé "un plan exceptionnel de reconstruction et de renforcement des digues" qui sera mis en œuvre « sans tarder » avec l'aide des collectivités locales.