La nouvelle est tombée jeudi ! Le bonus-malus écologique pour les véhicules neufs et propres est un véritable gouffre pour les finances de l'Etat français et le ministre du budget Eric Woerth a laissé sous-entendre que les critères pourraient être modifiés. Ces propos ont aussitôt fait réagir l'organisation écologiste Greenpeace, très inquiète après les propos de ce dernier... Mais le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a aussitôt calmé le jeu et les esprits : "Le principe du bonus-malus ne sera pas remis en cause. On est sur une stratégie de dix ans, on fera du bonus-malus, c'est clair, on continuera. Cela dit après on peut ajuster".
Le dispositif du "bonus-malus" est entré en vigueur en janvier dernier et il prévoit l'octroi de primes de 200 à 1.000 euros pour l'achat de véhicules émettant moins de CO2 et à l'inverse des contributions de 200 à 2.600 euros pour les voitures les plus pollueuses. Le "bonus-malus" est une des mesures phares du Grenelle de l'Environnement qui s'est tenu en octobre dernier à Paris.
Dans un communiqué, l'organisation écologiste Greenpeace est inquiète : "Eric Woerth remet en cause une mesure emblématique qui n'est d'ailleurs que partiellement concrétisée puisque ce dispositif doit encore être annualisée".
Le dispositif actuel prévoit un bonus pour les véhicules neufs émettant moins de 130 grammes pouvant aller jusqu'à 1.000 euros et un malus pour les voitures émettant plus de 160 grammes de CO2/km.