Les ministres de l'Environnement des 27 pays de l'Union européenne (UE) ont décidé, hier à Prague, d'agir pour protéger l'Europe des effets du changement climatique, qu'il s'agisse des risques de sécheresse dans les pays du Sud, ou d'inondations dans ceux du Nord.

Il est temps d'agir !
« Beaucoup plus peut être fait au niveau européen », affirme à la presse le ministre tchèqu,e Martin Bursik, à l'issue du premier jour d'une réunion informelle avec ses homologues, en évaluant le coût de la nécessaire adaptation aux effets du changement climatique entre 23 et 54 millions d'euros.
« Le message est que cela arrive vite et de différentes façons à travers l'Europe (...), la réalité, c'est que nous devons agir plus rapidement que nous ne le pensions », renchérit Jacqueline McGlade, la directrice de l'Agence européenne de l'Environnement.
Selon M. Bursik, le Conseil européen de juin « sera très important, car il y a une volonté générale en Europe de mettre en place un mécanisme de flux financier ».
« Il ne s'agit plus seulement de parler », souligne t'il.

Quellse priorités ?
Les effets comme la sécheresse, les grandes inondations ou la fonte des glaciers « vont s'intensifier dans les prochaines décennies, comme l'ont dit les scientifiques à travers le monde », insiste le ministre tchèque, dont le pays préside l'UE jusqu'au 30 juin.
Selon lui, il faut surtout « se concentrer sur la gestion de l'eau, parce que le stress de l'eau sera un des effets principaux ».