Hier, à l'issue d'un sommet qui se tenait à Prague (République Tchèque), le Japon et l'Union Européenne ont ensemble plaidé pour un accord « ambitieux et efficace » contre le réchauffement climatique, à Copenhague.

Trouver un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES)
« Il est nécessaire que les Etats-Unis, la Chine et la Russie participent de façon responsable », souligne le Premier Ministre japonais Taro Aso, lors d'une conférence de presse conjointe au château de Prague.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, se dit « confiant que l'UE et le Japon partageront le même engagement » sur la réduction des émissions de carbone, même si le Japon n'a pas encore fixé d'objectif chiffré de réduction des GES.
Le communiqué commun, publié à Prague, appelle à une réduction en ligne avec les conclusions du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), qui préconise une réduction de 25 à 40% pour les pays industrialisés d'ici 2020.

La République Tchèque en marge du débat
Actuellement secouée par une crise politique qui a entrainé le renversement du gouvernement et de son premier Ministre, la République Tchèque, présidente de l'UE jusqu'au 30 juin prochain, était représentée par son président Vaclav Klaus, qui nie la réalité du réchauffement climatique.
S'il a répété en conférence de presse que, pour lui, « il n'y a pas de réchauffement climatique », M. Klaus affirme toutefois qu'il n'a pas interféré dans le débat UE-Japon sur cette question : « nous en sommes restés à un niveau très général sans que je m'implique dans les discussions ».