Selon la Commission Européenne (ainsi que des experts), les flottes de pêche de l'Union européenne vont devoir réduire drastiquement leurs capacités de captures, mais cela sera « socialement très pénible ». Ce constat est publié dans un document de réflexion sur la politique européenne de la Pêche.
Ces constatations de la Commission risquent d'alimenter le mécontentement des pêcheurs, notamment en France, car l'objectif affiché est une réduction de la capacité de pêche et des jours en mer pour protéger les stocks de poissons.

Réduire la capacité de pêche, pas le nombre de navires
« La flotte communautaire peut actuellement pêcher deux tiers de plus que ce que la mer peut offrir en ressources », explique un responsable de la Commission Européenne.
« On parle en termes de capacité de pêche, pas de bateaux. L'effort doit porter sur la capacité, pas nécessairement sur le nombre de bateaux », explique t'il. « Les pays de l'UE sont conscients des enjeux, mais ce sera très dur et socialement pénible, car les reconversions ne sont pas faciles », avertit un négociateur européen.

Une vision de la pêche « du futur », mais une vision pas encore définitive
En préambule de la version consultée par l'AFP (et qui peut encore être modifiée), la Commission Européenne présente sa vision de ce que pourrait être la pêche en 2020: des stocks de poissons reconstitués dès 2015, une flotte ne dépendant plus des aides publiques, pratiquant une pêche respectueuse des capacités de la mer.
Mais le document a déjà été plusieurs fois remanié et la version qui sera soumise à l'aval du collège des commissaires européens mercredi pourrait être très édulcorée, tant le sujet est sensible, notamment en France. ,