Logo du site ushuaia, la terre et nous
12 août 2010 -
09h34 :
Ukraine: les feux à 60 kilomètres de Tchernobyl
[ INCENDIES-RUSSIE-POLLUTION-TCHERNOBYL ]

Comme on le craignait, les incendies en Russie et plus particulièrement en Ukraine se rapprochent dangereusement des zones « d'activités nucléaires » ou de celles contaminées par des accidents radioactifs. Ainsi, selon le  Ministère des Situations d'urgence russe, des tourbières sont en feu sur deux hectares depuis lundi à 60 kilomètres au sud de la centrale nucléaire de Tchernobyl, toujours selon le ministère qui se veut rassurant la situation "ne présente pas de danger". Des autorités russes qui assurent que le niveau de radioactivité dans le pays ne s'était pas écarté de la norme, notamment dans les zones de l'ouest contaminées en 1986 par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.
"Nous avons un maillage serré et nous menons une surveillance renforcée. Nulle part en Russie n'a été enregistré de hausse du niveau de radiation liée à la propagation de résidus de combustion", déclarait le directeur-adjoint du service fédéral de météorologie. 
 
 

Ici, la centrale nucléaire de Tchernobyl


Si des particules radioactives voyagent dans l'air ?
 
Pour certains experts européens les risques pour la santé restent très faibles, si des particules radioactives sont remises en suspension dans l'air par des incendies de forêts dans les régions contaminées par l'accident de Tchernobyl. Du césium 137 radioactif pourrait être transporté par les vents jusqu'en Suède, mais les risques sont "faibles, insignifiants", déclarait Stig Husin, de l'Autorité de sûreté nucléaire suédoise. "Avec des vents soufflant dans la direction correcte, on pourrait voir des traces d'atomes radioactifs même en Suède et aussi à des distances plus grandes, comme cela s'est déjà produit", a-t-il précisé, alors que des incendies ont déjà ravagé des zones contaminées en 2002 en Russie.    Mais les taux de radioactivité dont il question "sont très largement en dessous des niveaux pour lesquels il faut prendre des précautions ou des actions", a-t-il ajouté.
L'Autorité de sûreté nucléaire finlandaise, estime également qu'il "n'y avait aucun risque pour le moment", car les "quantités relarguées ne peuvent pas affecter la santé".
Cela dépend du niveau de radioactivité dans la zone concernée et de la distance à laquelle les particules se répandent, note un expert de l'Université de Berlin, le professeur Ulrich Abram, biochimiste, spécialiste des radiations. "Je ne pense pas que cela pose un danger important pour l'homme, mais cela représente une extension de la contamination et c'est tout sauf souhaitable", a-t-il précisé.

La population russe est directement touchée par la conséquence des incendies

  
Déjà, en 2002, en France
  
"En 2002, des incendies gigantesques en Russie avaient fait augmenter la contamination en césium 137 en France" et dans d'autres pays, rappelle Philippe Renaud, chef du laboratoire d'expertise de la radioactivité environnementale de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
La radioactivité de l'air avait atteint en 2002 quelques dizaines ou centaines de microbecquerels par m3 dans les pays les plus proches. En France, le pic avait été de 1,5 millionième de becquerel (microbecquerel) par m3, selon l'IRSN. "Ce n'est pas du tout dangereux", assure ce spécialiste.
 


Ajouter un commentaire
Ajouter un commentaire :
Votre nom :
Votre ville :
Votre e-mail :
Votre réaction :
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art. 34 de la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978). Pour l'exercer, contactez , 305 avenue le jour se lève, 92656 Boulogne.
logAudience