Vendredi matin, un chimiquier avait signalé au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Corsen (Finistère) qu'il se trouvait en "grande difficulté" après avoir été abordé par un cargo vraquier à 50 milles (environ 100 km) à l'ouest de Ouessant, dans les eaux internationales.
La catastrophe écologique a finalement été évitée ?
Pour l'heure, aucune fuite n'a été détectée dans la cargaison. Aucune pollution n'était observée à la mi-journée et aucun risque de pollution immédiate n'a été identifié, a affirmé la préfecture maritime de Brest. Vendredi après-midi, le navire était en route vers Brest en remorque de l'Abeille Bourbon, où il devrait arriver dans le courant de la nuit.
Les faits !
Le YM Uranus, un chimiquier de 120 mètres de long battant pavillon de Malte, avait annoncé "une voie d'eau importante" après, semble-t-il, être entré en collision à 50 milles nautiques (environ 100 kilomètres) au sud-ouest de Ouessant, selon cette source. Il serait entré en collision avec un cargo vraquier, baptisé Hanjin Richzad, de 191 mètres de long et battant pavillon du Panama. "Les deux bateaux allaient dans le même sens et vraisemblablement, l'un était en train de doubler l'autre" a expliqué le capitaine Marc Gander.
La météo en cause ?
Au moment de l'accident, la météo était clémente avec un vent de sud/sud-est d'environ 35 km/h. La mer présentait une houle de 1,50 mètre, selon la préfecture maritime.
Sauvetage réussi de l'équipage
Les 13 membres d'équipage ont été hélitreuillés après avoir pris place à bord de radeaux de survie vers 05h30, a précisé la préfecture maritime.
Le YM Uranus assurait un transit entre Porto Marghera (Italie) et Amsterdam (Pays-Bas), selon la préfecture maritime. Le cargo vraquier, qui assure une liaison entre Las Palmas (Canaries) et Rotterdam, poursuit sa route vers le port néerlandais.