La majorité sénatoriale a adopté un amendement permettant l'autorisation d'un circuit de Formule 1 dans les Yvelines malgré le désaccord de l'opposition et des écologistes. "Le maintien d'un Grand Prix de Formule 1 en France est un enjeu national. Si la construction et la délégation de gestion de cet équipement sont menées dans des délais rapides, il est possible qu'un Grand Prix puisse se tenir en France à partir de 2011" ont fait valoir les quatre premiers signataires de l'amendement, Bruno Gilles et Sophie Joissins (tous deux des Bouches-du Rhône), Michel Bécot (Deux-Sèvres), Eric Doligé (Loiret).
Un amendement du gouvernement déguisé en amendement UMP
Le ministre de la relance Patrick Devedjian a dit être "très favorable à cet amendement" alors que Bariza Khiari (PS, Paris) est quant à elle indignée : "Il s'agit d'un amendement du gouvernement déguisé en amendement UMP, qui valide l'installation du grand prix de F1 dans les Yvelines au détriment de Magny-Cours, soit 400 emplois en moins pour la Nièvre. C'est le lobby de la Fédération automobile qui agit pour cet amendement nuisible pour l'environnement, sans intérêt économique pour la collectivité mais bien dans l'intérêt financier de quelques intérêts privés" a déclaré Jean Desessard (Verts).
Le circuit sera une source de pollution sonore
Le département des Yvelines, présidé par le député UMP Pierre Bédier, s'est porté en septembre dernier candidat à l'organisation du Grand Prix de France de Formule 1 en 2011. Mais le projet "Yvelines F1 - La vallée de l'automobile" rencontre une vive opposition, notamment des défenseurs de l'environnement. Ces derniers soulignent que le circuit sera une source de pollution sonore et qu'il sera construit sur une nappe phréatique qui alimente des milliers de personnes et sur des terres bientôt dédiées à l'agriculture biologique". Enfin, l'Alliance pour la planète a constaté que ce projet de circuit dans les Yvelines était contraire à l'esprit du Grenelle de l'environnement.