Alors que la première réunion du Grenelle de la Mer a lieu aujourd'hui, le ministère de l'Ecologie annonce qu'un groupe de travail va étudier les moyens de préserver les zones humides (marais, tourbières et lagunes). Installé Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, et conçu sur le modèle du Grenelle de l'environnement, ce groupe confrontera cinq collèges (experts, syndicats, patronat, Etat, associations).
La difficulté est de concilier les intérêts souvent divergents entre élus locaux, agriculteurs, chasseurs, pêcheurs, industriels.
Le but de ce groupe : il s'agit, selon le ministère de l'Ecologie, de proposer une stratégie nationale sur trois ans, pour « une préservation et une gestion adaptée » de ces milieux naturels fragiles et compléter les actions engagées.
Ce groupe devra également proposer de nouvelles inscriptions sur la liste des zones humides d'importance internationale.
Le saviez-vous ?
En France, les zones humides couvrent 1,5 million d'hectares. La moitié des espèces d'oiseaux en dépendent, batraciens et poissons y prolifèrent. En outre, elles fonctionnent comme des stations d'épuration de l'eau, permettent le stockage du CO2 dans le sol et servent de zones-tampons en cas d'inondations.
Ces zones représentent des haut-lieux de la biodiversité, de plus en plus menacés par la pression des activités humaines.