Logo du site ushuaia, la terre et nous
07 juillet 2009 -
13h17 :
Un iceberg dérive sur la Seine
[ ENVIRONNEMENT ]

Alors que le sommet du G8 s'ouvre mercredi à l'Aquila en Italie, Greenpeace n'a pas lancé un pavé dans la mare mais un iceberg dans la Seine pour sensibiliser notamment les gouvernements aux impacts...d'un changement climatique. Sur cet icerberg "grandeur nature" (16 mètres de hauteur sur une base de 12 mètres sur 22 mètres), qui dérive près du pont d'Iéna, des messages sont adressés à Nicolas Sarkozy et à ses homologues du G8, qui réunit les huit nations les plus riches mais aussi les plus pollueuses du globe.

Un icerberg sur la SeineDes engagements concrets et ambitieux !

"Nicolas Sarkozy, qui multiplie les discours incantatoires et se targue d'être le champion de la lutte contre le dérèglement climatique, n'a toujours pas fait la preuve de sa volonté politique à faire face à la crise climatique" explique Pascal Husting, directeur de Greenpeace France.
Pour lui, les dirigeants des huit pays les plus riches doivent prendre la tête du combat contre les changements climatiques mais ces engagements doivent être concrets et ambitieux.
"Face à l'incapacité actuelle de Barack Obama à mettre lemonde sur la voie d'un accord qui limitera l'augmentation des températures en deçà de 2°C, l'Europe peut et doit prendre la tête du combat contre la crise climatique" insiste-t-il.

Personne ne veut bouger ! 

Les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Russie et le Japon refusent de prendre des engagements ambitieux pour diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre. Quant aux pays en développement, ils sont peu armés pour lutter contre ce phénomène. Enfin, l'Europe reste quant à elle sur la ligne de touche. "Les pays en développement attendent vainement un signal clair des pays industrialisés. Un signal de leur volonté de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et de leur capacité à soutenir les pays les plus vulnérables pour faire face à la crise climatique" reconnaî Karine Gavand, chargée dela campagne climat à Greenpeace France.

Pourtant le temps presse !

Selon les dernières données des scientifiques, ces deux dernières années appellent à une réduction d'au moins 40 % d'ici à 2020 des émissions polluantes. Mais les discussions achoppent souvent sur la question financière. Pourtant le Premier ministre britannique Gordon Brown a été le premier à évaluer les besoins des pays en développement pour faire face à cette crise climatique : 60 milliards d'euros par an.


Ajouter un commentaire
Ajouter un commentaire :
Votre nom :
Votre ville :
Votre e-mail :
Votre réaction :
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art. 34 de la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978). Pour l'exercer, contactez , 305 avenue le jour se lève, 92656 Boulogne.
logAudience