A Beyrouth (Liban), les pompiers combattaient un incendie de forêt qui se rapprochait de Fatri, une localité située à 45 kilomètres au nord de la capitale.
Quarante-deux feux se sont déclarés dans différentes régions libanaises, dont quatre gros incendies, selon les services de la Défense civile.
Des évacuations étaient en cours
Le feu de Fatri, qui s'est déclaré il y a une semaine, n'a pas pu être maîtrisé car le site était difficile d'accès. En plus, les pompiers manquent toujours de moyens et les vents soufflaient sur la région, a expliqué le président du conseil municipal du village, Imad Daou.
Des hélicoptères de l'armée libanaise et un appareil de la défense civile ont été engagés contre cet incendie qui a détruit 15 hectares de forêts. Certains habitants ont quitté leur maison dimanche. Six membres de la défense civile ont été cependant légèrement blessés durant les opérations.
Des arbres partent en fumée
Mais "des arbres datant de plus de 100 ans, des oliveraies et des pins ont été ravagés" a regretté Imad Daou, qui redoute de voir le feu "s'étendre dans pas longtemps à des villages voisins en raison des vents".
Un autre gros incendie faisait rage depuis dimanche matin dans la localité de Wadi Chahrour, près de Beyrouth, et menaçait lui aussi des habitations. "Nous avons besoin de trois fois plus de capacités pour pouvoir faire face à ces feux" a dit le ministre de l'Intérieur, Ziad Baroud.
A Ankara, un diplomate a indiqué que les deux canadairs partiront pour Beyrourh lundi (6 décembre), à la suite d'une demande d'aide du Premier ministre libanais, Saad Hariri.
Le Liban, qui dispose en général d'abondantes ressources en eau, est menacé par la sécheresse. D'après les services météorologiques, le pays a enregistré depuis septembre une pluviométrie de 51,2 mm, loin des 214,8 mm à la même période l'an dernier.