Les eaux de baignade vont avoir un nouveau label, "Démarche Qualité des eaux de baignade".
Les conditions nécessaires pour l'obtenir sont particulièrement exigeantes.
Ce label a pour but de devancer l'entrée en vigueur, en 2015, de la nouvelle réglementation européenne, qui entrainera la fermeture de toute plage où la qualité des eaux sera jugée « insuffisante ».

Comment obtenir ce label ?
Le cahier des charges du label "Démarche Qualité des eaux de baignade", élaboré par le bureau Veritas, est sévère :
identification de toutes les sources de pollution potentielles et mise en place d'indicateurs pour les anticiper
surveillance obligatoire pendant toute la saison de baignade par des prélèvements réguliers
et engagement d'informer le public en cas de problème.
Les plages remplissant toutes ces conditions pourront donc obtenir ce nouveau logo, représenté par une loupe et un nageur stylisés, sur fond de flots bleus et blancs
Cavalaire, première commune à obtenir ce label
Ce nouveau logo a été symboliquement décerné lundi à la commune de Cavalaire (Côte d'Azur), par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, qui fait remarquer que « ça n'a l'air de rien, de dévoiler un panneau. (...) Mais on ne se rend pas compte du travail qu'il y a derrière ».
Cavalaire, 6.700 habitants hors-saison, voit sa population décupler pendant l'été : c'est donc à cette période, quand la foule s'entasse sur son sable blond et non en plein hiver que la commune, classée "Station balnéaire" depuis 1956, pratique ses prélèvements d'eau de mer, (trois fois par semaine de la mi-juin à la mi-septembre).

Pour beaucoup d'eaux de baignade, en France, il y a encore du travail...
A ce jour neuf communes du littoral ont déjà satisfait aux critères du nouveau logo. Mais il en reste environ 3.200.
Or même si 1,5 milliard d'euros ont été débloqués cet hiver par l'Etat pour accélérer les travaux, de nombreuses communes sont toujours dépourvues de station d'épuration.
La situation dans les Alpes maritimes est particulièrement préoccupante. De même que sur certaines côtes bretonnes où les eaux des champs chargées de nitrates ruissellent directement dans la mer.