Onze ONG vertes et humanitaires lancent un appel sous forme de
pétition au président Sarkozy, pour l'inciter à prendre la tête du combat contre le
changement climatique d'ici la conférence mondiale de Copenhague en décembre.
Une pétition lancée par : Cette
pétition est signée par :
- WWF
- Greenpeace
- la Fondation Nicolas Hulot
- les Amis de la Terre
- le Réseau Action Climat
- Care
- le Secours catholique
- la Fédération internationale des droits de l'Homme.
- Médecins du Monde
- Oxfam
- Action contre la Faim (ACF)
"Le dérèglement climatique n'est pas qu'une histoire d'écologistes mais d'amoureux du genre humain", explique lundi Serge Orru, directeur général du WWF-France, pour justifier l'association du WWf ou encore de Greenpeace avec le Secours catholique ou médecins du Monde.
Quels objectifs pour cette pétition ?
Les initiateurs de la pétition, qui peut être signée en ligne (en cliquant ici) visent un million de signatures d'ici l'ouverture de la conférence de l'ONU dans la capitale danoise, expliquent ces associations lors d'une conférence de presse.
Rédigée sous forme de missive au chef de l'Etat, le texte appelle les pays industrialisés dont la France à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre "d'au moins 40% d'ici à 2020 par rapport à 1990", pour limiter le réchauffement à une hausse globale de 2°C et ainsi contenir ses impacts dévastateurs.

Le changement climatique, responsable de nombreuses catastrophes naturelles
"98% des catastrophes dites naturelles sont liées au climat : d'ici 2015, 375 millions de personnes pourraient en être victimes", insiste Luc Lamprière, directeur d'Oxfam-France.
"En 30 ans, le nombre de catastrophes naturelles a été multiplié par 4, et celui des victimes est 40 fois plus élevé dans les pays en développement que dans les pays développés", renchérit François Danel d'ACF, en insistant sur les "effets déjà visibles" du réchauffement sur le terrain.
Pour Pascal Husting, directeur de Greenpeace France, chefs d'Etat et de gouvernement devront s'engager à Copenhague, non seulement sur des objectifs de réduction mais aussi sur l'aide aux pays les plus vulnérables, petites îles, Afrique et certaines régions d'Asie : "c'est un appel à la responsabilité politique: il ne faut pas négocier avec le changement climatique, mais agir".