Des sénateurs, qui négocient un projet de loi de réduction des gaz à effet de serre (GES), vont s'aligner sur l'objectif du président Barack Obama. Rappelons que son administration veut en effet réduire les émissions de CO2 de 17 % en 2020 par rapport au niveau de 2005. Par ailleurs, les sénateurs envisagent une réduction des gaz à effet de serre de 80 % par rapport au niveau de 2005 d'ici à 2050. Un projet de loi présenté fin septembre au Sénat fixait comme objectif une réduction des gaz à effet de serre un peu plus ambitieuse : 20% en 2020 par rapport au niveau de 2005.
Les GES dangereux pour la santé... Une grande avancée pour les USA
L'Agence américaine de protection de l'environnement a décrété lundi (7 décembre) que les émissions de gaz à effet de serre jugées responsables du réchauffement étaient aussi une menace pour la santé publique. "Cette semaine avec l'EPA (...) l'administration Obama a envoyé un message clair à propos de la menace grave que représente le changement climatique pour la santé publique", a dit le démocrate John Kerry. "Ils ont aussi envoyé un message clair au Congrès : bougez-vous!" a-t-il ajouté.
Y a-t-il d'autres nouveautés ?
Dans les "grandes lignes" de ce nouveau projet de loi contre le réchauffement climatique au Sénat, il y a aussi un renforcement des mesures en faveur de l'énergie nucléaire aux Etats-Unis.
Ce dernier point était l'une des principales revendications des républicains. "On me dit qu'il faudra construire 117 nouvelles centrales (nucléaires) pour arriver à l'objectif de 17 %. Cela va prendre du temps de construire 117 centrales, mais si on peut commencer à en lancer six ou huit dans un futur proche (...) nous allons créer des millions d'emplois" a dit le sénateur républicain Lindsey Graham.
La Chambre des représentants a déjà adopté en juin un projet de loi de réduction des gaz à effet de serre avec un objectif de réduction de 17 % en 2020.