L'Agence de la protection de l'environnement vient de remettre un rapport non encore finalisé à la Maison Blanche dont la conclusion est la suivante : le réchauffement climatique est dangereux pour la santé.
Ces conclusions pourraient déboucher sur une réglementation des émissions de gaz
Et ces conclusions donnent des cheveux...blancs aux industriels américains. Pourquoi ? Parce que les conclusions de l'Agence pourraient permettre de déboucher sur une réglementation des émissions de gaz carbonique et amener le président américain Barack Obama a décidé si cette Agence peut ou non limiter ces émissions polluantes dans le cadre de la loi anti pollution dite "Clean Air Act" en vigueur depuis 1970.
L'Agence ouvre la voie à une série de décisions
Une réglementation risquerait d'affecter l'économie américaine selon Bill Kovacs, vice-président de la Chambre américaine de Commerce, chargé des questions d'environnement :
"En s'engageant sur cette voie de considérer les gaz à effet de serre nocifs pour la santé publique, l'Agence de la protection de l'environnement ouvre la voie à une série de décisions pouvant avoir des conséquences inattendues".
La loi anti-pollution n'a pas la souplesse nécessaire pour réglementer les émissions
L'Agence avait déjà envoyé fin 2007 à la Maison Blanche un document mettant en évidence les dangers pour le bien-être public des émissions de gaz à effet de serre mais l'administration Bush n'avait pas retenu ses conclusions.
En juillet 2008, l'Agence a annoncé qu'elle procéderait à une longue consultation du public pour déterminer si les gaz constituaient une menace pour la santé. La loi anti-pollution "n'a pas la souplesse nécessaire" pour réglementer les émissions, a poursuivi Frank Maisano, de la firme Bracewell and Guiliani.
Le Clean Air Act n'est pas adapté pour réguler les gaz à effet de serre
Bill Kovacs estime de son côté que "le Clean Air Act n'est pas adapté pour réguler les gaz à effet de serre, le texte visant spécifiquement les polluants en faibles quantités". Quelque 300 millions de tonnes de polluants produits par un nombre réduit d'émetteurs tombent sous le coup de la loi.
Si les gaz à effet de serre devaient être réglementés par cette même loi, l'Agence de la protection de l'environnement devrait réguler 7 milliards de tonnes annuelles réparties entre 1,5 million d'émetteurs, explique Bill Kovacs.
L'instauration d'un tel marché était "le meilleur moyen" pour lutter contre le réchauffement
Frank Maisano craint aussi que Barack Obama presse le Congrès d'adopter une loi sur les droits d'émissions de CO2. Le président américain a estimé mardi soir que l'instauration d'un tel marché était "le meilleur moyen" pour lutter contre le réchauffement climatique. Un système qui pénalise les pollueurs et stimule les entreprises vertes a reconnu Barack Obama.