Une enquête a été ouverte par le parquet de Bastia afin de trouver l'origine et les responsables d'une importante pollution organique qui affecte depuis plusieurs semaines le Vieux-Port de la ville où la pêche et les activités nautiques ont été interdites.
Ne surtout pas boire la tasse !
« Des prélèvements effectués à la sortie des buses des eaux usées ont montré que le taux d'entérocoques et d'Escherichia coli (bactéries intestinales) atteignait 346.914 nanoparticules pour 100 millilitres - le maximum mesurable par le compteur - alors que les taux autorisés pour des eaux de baignade sont respectivement de 1.000 et 2.000 nanoparticules », explique les autorités.
« Selon les témoignages recueillis par les enquêteurs, cette pollution qui pourrait être due à une rupture de canalisation ou à un trop-plein de la station d'épuration, durerait depuis plusieurs semaines ».
« Mieux vaut ne pas toucher une amarre à mains nues ou tomber à l'eau en ce moment », déclare le directeur des Affaires maritimes, Dominique Dubois, en précisant que « ces rejets polluants sont susceptibles d'être dangereux pour la population, la faune et la flore. Des précautions doivent être prises par les usagers du Vieux-Port à l'occasion de tout contact avec l'eau et dans l'attente des mesures destinées à faire cesser les rejets. »

Une pollution à éliminer
« La communauté d'agglomération de Bastia, chargée de l'entretien de ces installations, a été mise en demeure par le préfet de faire cesser toute pollution », explique Dominique Dubois.
Dans un communiqué transmis vendredi à l'AFP, la communauté d'agglomération « regrette le désagrément et les nuisances occasionnés par la déperdition d'eaux usées dans le Vieux-Port » et affirme que les travaux devaient « être achevés jeudi ».
Promettre, oui. Mais, « en tout cas ce matin (vendredi), ça coule toujours, c'est marron, il y a plein de choses qui flottent, ça sent très mauvais, et avec le soleil, plus ça va chauffer, plus ça va sentir », affirme le directeur des Affaires maritimes.