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02 avril 2009 -
11h04 :
WWF : il faut plus d'ambition pour le climat
[ ENVIRONNEMENT - CLIMAT ]

Selon une étude du WWF, les plans de relance de cinq pays occidentaux  (Etats-Unis, Allemagne, France, Royaume-Uni et Italie) manqueraient encore d'ambition pour la protection du climat.
 
« Nous publions notre étude à l'occasion du G20: on y parlera sans doute peu du climat, mais les plans de relance, qui seront au cœur du sujet, concernent eux directement la lutte contre le changement climatique », explique Damien Demailly, chargé du programme Energie - Climat au WWF.

 WWF
Pourquoi cette étude ?
 
« Nous voulions savoir quand et comment ces pays allaient dépenser leur argent », commente Jan Burck, l'un des auteurs de l'étude, pour GermanWatch.
 
« On n'a pas trouvé beaucoup d'investissements verts, or la crise financière montre précisément ce qui se passe quand on ne place pas son argent d'une façon durable: on se retrouve avec une urgence ».
 
« Maintenant, attendons l'encadrement légal de ces plans et leur mise en œuvre: on verra alors très précisément ce qu'il est advenu de ces sommes ».
 
Les auteurs précisent que pour de nombreux pays, dont la Chine, les plans n'ont pu être étudiés faute de données disponibles.
 

Investissements positifs et investissements négatifs
 
L'étude fait la distinction entre « investissements positifs », favorables au climat (énergie renouvelable, bâtiments économes en énergie...) et « investissements négatifs » (routes, énergies fossiles...).

 Tempêtes tropicales
Des investissements verts insuffisants
 
« Dans le meilleur des cas, les investissements verts des plans de relance sont de l'ordre de 0,5% du PIB pour l'Allemagne, ou les Etats-Unis », explique Damien Demailly, en marge des négociations à Bonn d'un nouvel accord climatique mondial.
 
L'Allemagne et les Etats-Unis font un peu mieux avec une part dédiée aux investissements verts de respectivement de 15% et 7,5% du total -6% pour la France- et l'Italie est le plus mauvais élève, ses investissements "négatifs" constituant 6% des sommes engagées, selon les conclusions du WWF.
 
Selon un rapport (très remarqué) de l'économiste britannique Nicholas Stern, il est recommandé de consacrer 2% du PIB par an à la lutte contre le réchauffement. Selon ce même rapport : « le prix de l'inaction » serait bien plus élevé.

 


 
 


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