Le réchauffement climatique doit être combattu mais cette lutte ne doit pas concurrencée les ressources nécessaires qui permettent de combattre les autres maux dont souffrent les pays en développement : pauvreté, faim...
"Nous ne voulons pas que le changement climatique cannibalise d'autres financements pour le développement (...) Les pays en développement recherchent de nouveaux fonds pour s'attaquer aux problèmes liés au changement climatique. Si nous cannibalisons l'argent pour lutter contre la faim, contre la mortalité maternelle et ainsi de suite, nous n'allons pas pouvoir résoudre les problèmes auxquels nous faisons face » a déclaré Kandeh Yumkella, directeur général de l'organisation des Nations unies pour le développement industriel.
Pour ce dernier, les pays industrialisés ont une responsabilité morale dans le réchauffement de la planète. Une contribution financière en faveur des pays en développement serait "équitable": "ceux qui ont le moins pollué souffrent le plus" a-t-il déclaré.
Kandeh Yumkella a aussi appelé les pays industrialisés à changer leurs modes de consommation et de production "pour envoyer un signal". Les pays du Sud "veulent aussi se moderniser. Nous ne pouvons pas avoir deux mondes au 21e siècle où nous dirions à certains : réduisez votre croissance, protégez vos forêts, que nous puissions faire comme avant".