Quelques semaines après le séisme et le tsunami qui ont endommagé la centrale nucléaire de Fukushima dans le nord-est du Japon, la Direction générale de la santé (DGS) a décidé de vérifier la présence éventuelle de césium 137 et d'iode 131 dans les eaux superficielles peu renouvelées des lacs ou retenues, et qui sont destinées à la consommation.
Les prélèvements sont réalisés "au point de mise en distribution, c'est-à-dire en sortie de la station de traitement", ce qui permet de contrôler la qualité de l'eau en aval, jusqu'au robinet du consommateur.
Les Agences régionales de santé sont en charge du contrôle sanitaire habituel de l'eau, que complète cette surveillance spécifique. "Le césium 137 n'est qu'en partie pris en compte dans les indicateurs standards" précise la Direction générale de la santé.
La surveillance sera maintenue "jusqu'à la maîtrise des rejets environnementaux au niveau de la centrale nucléaire de Fukushima". Les premiers prélèvements, renouvelés tous les mois, sont effectués cette semaine et devraient donner des résultats d'ici le début de la semaine prochaine. La DGS et l'Autorité de sûreté nucléaire seront informées en cas de concentration en iode 131 ou césium 137 supérieure à 1 Becquerel par litre.
Les concentrations mesurées en France, à partir de prélèvements atmosphériques, d'éléments radioactifs rejetés par la centrale de Fukushima restent "très faibles et ne présentent aucun danger environnemental ou sanitaire" a répété l'Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire.