Une étude, publiée lundi (13 juillet) par la revue britannique Nature, montre que le virus A/H1N1de la grippe cause davantage de dommages pulmonaires que le virus de la grippe saisonnière chez les animaux. Des chercheurs américains et néerlandais avaient fait le même constat après avoir comparé le nouveau virus 2009 à celui de la grippe saisonnière sur le...furet qui développe une maladie grippale, respiratoire et pulmonaire, identique à celle de l'Homme.
Contamination mais pas de symptôme chez les cochons
Des chercheurs japonais et américains ont caractérisé des souches virales provenant de patients touchés par cette pandémie et ont vérifié leurs capacités à déclencher la maladie chez quatre sortes d'animaux : souris, furets, macaques et cochons.
Chez les souris, les furets et les macaques, l'infection par le nouveau virus d'origine porcine semble associé à une maladie plus sévère qu'avec le virus H1N1 de la grippe saisonnière.
En revanche, ce virus peut aussi contaminer les cochons mais sans entraîner chez eux des symptômes, ce qui expliquerait qu'il n'ait pas été détecté dans les porcheries avant que l'épidémie humaine ne fasse surface.
D'après ces travaux, le nouveau virus A/H1N1 2009 semble pénétrer profondément dans les petites bronches et les poumons et s'y multiplier plus activement que le virus de la grippe saisonnière. Les furets infectés montrent des signes plus sévères de bronchopneumonie.
Et l'Homme dans tout ça !
Un tiers des plus de 60 ans posséderait une forme d'immunité contre le nouveau virus. Les auteurs de cette étude ont voulu en avoir le coeur net et ont analysé des prélèvements de sang humain, à la recherche d'anticorps susceptibles de neutraliser le nouveau virus d'origine porcine.
Et le résultat est le suivant : seules les personnes nées avant 1918 ont des taux élevés d'anticorps contre le nouveau virus 2009. En revanche, à de rares exceptions près, ces anticorps neutralisants ne sont pas retrouvés chez les personnes nées après 1920.
Le virus A(H1N1) sensible aux médicaments antiviraux
Les antiviraux approuvés Tamiflu et Relenza, ainsi que deux produits expérimentaux, le T 705 et le R-125489, ont été efficaces contre le nouveau virus en laboratoire, confirmant lur rôle de "première ligne de défense contre la pandémie".