L'amendement de Patrick Ollier (député UMP) sur la consommation d'énergie des bâtiments neufs à compter de 2012 a été modifié puis adopté. Dans la première version, Patrick Ollier estimait que le texte du gouvernement faisait la part belle aux filières thermiques (charbon, pétrole et gaz), fortement émettrices de gaz à effet de serre par rapport à la filière électrique, qui est essentiellement d'origine nucléaire sur le territoire français.
L'amendement précise que le seuil 50 Kwh/m2/an d'énergie primaire pour les bâtiments neufs à compter de 2012, définit dans le projet de loi Grenelle 1, pourra être "modulé" pour les énergies qui présentent "un bilan avantageux" en termes d'émissions de gaz à effet de serre. Il stipule aussi que chaque filière énergétique devra réduire "très fortement" les exigences de consommation d'énergie définies par les réglementations auxquelles elle est assujettie.
Ouf de soulagement du côté des écologistes
Les associations écologistes ont poussé un ouf de soulagement après la modification de cet amendement qu'elles jugeaient trop favorables à la filière nucléaire : "Nous sommes satisfaits que la tentative d'Ollier de saboter l'une des principales avancées du Grenelle n'ait pas réussi" estimait récemment Pascal Husting, directeur général de Greenpeace-France.
Le porte-parole de la fédération France nature environnement Arnaud Gossement affirmait : "Le mieux aurait été de le retirer purement et simplement l'amendement Ollier pour éviter d'avoir un texte qui ressemble à de la bouillie juridique". "L'amendement a été atténué mais il est nécessaire de lever toute ambiguïté en le retirant purement et simplement" déclarait Serge Orru, directeur général de WWF-France.