Les travaux de Masdar aux Emirats arabes unis, qui doit devenir la future ville sans émission de carbone, ont pris du retard. La fin est désormais prévue entre 2020 et 2025 au lieu de 2016. La construction de la première phase, incluant une agence d'énergies renouvelables et le campus de l'Institut de sciences et de technologie, devrait être achevée en 2015, a indiqué Masdar ("source" en arabe). La ville est en chantier depuis début 2008.
Destinée à accueillir jusqu'à 40.000 habitants, la nouvelle cité, située à 17 kilomètres d'Abou Dhabi, fonctionnera à l'énergie renouvelable mais celle-ci ne sera pas totalement produite sur place, a précisé Masdar. "Elle ne dépendra plus uniquement des sources d'énergie propre sur le site. Le recours à des énergies renouvelables provenant de l'extérieur pourra permettre de répondre à une augmentation de la demande" a-t-il souligné.
Maquette de la future ville de Masdar
A ce jour, il n'y a que l'Institut de sciences et de technologie qui a été achevé et une centaine d'étudiants s'y sont installés. "La rythme de la construction dépend de nos clients et compte tenu de l'état du marché, les acquisitions se sont un peu ralenties" a expliqué le directeur, Alan Frost. Il a aussi indiqué que l'étalement de la construction permettra de tester de nouvelles technologies à incorporer dans le projet.
Selon lui, le coût de la ville sera de 10 à 15 % inférieur aux prévisions, évoquant le chiffre de de 18,7 à 19,8 au lieu de 22 milliards de dollars. Il a ajouté que les véhicules électriques sans chauffeur destinés à transporter les habitants des aires de stationnement à l'Institut de technologie étaient en train d'être testés.
Masdar envisage d'utiliser des voitures et des bus électriques pour le transport urbain pendant les phases ultérieures de développement, selon lui.