Cinq semaines après le passage de Xynthia, les autorités ont commencé, mercredi, à présenter aux élus locaux les "zones noires" dans lesquelles toute habitation devra être détruite et le processus d'indemnisation des propriétaires sinistrés. Au total, 1.393 habitations sinistrées lors de la tempête seront rasées, 798 en Vendée et 595 en Charente-Maritime, selon les chiffres communiqués par le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
"Dans les zones d'extrême danger, où les risques peuvent être mortels, il n'est pas acceptable de laisser les habitants se réinstaller" et "ces zones, dites -zones noires-, doivent retourner à l'état naturel", a précisé un communiqué du Conseil des ministres. Les préfets de Vendée et de Charente-Maritime ont été chargés de détailler dès mercredi la cartographie aux municipalités concernées.
Maisons détruites après le passage de la Tempête Xynthia
Tension palpable
A l'Aiguillon-sur-Mer, sur le littoral vendéen, la tension des élus du conseil municipal était palpable après deux heures de réunion à huis clos avec le préfet de la Vendée. A la sortie, le maire Maurice Milcent a exprimé sa colère: "Je ne suis pas content du tout", a-t-il dit, le visage fermé, avant d'inviter, pour tout autre détail, les journalistes à la réunion publique d'information prévue jeudi à 10h30 pour les résidents de sa commune.
Le préfet s'est ensuite rendu à La Faute-sur-Mer en Vendée, la station balnéaire la plus meurtrie par la tempête du 28 février. Des réunions similaires d'information des élus étaient prévues pour 12 communes de Charente-Maritime, selon la préfecture à la Rochelle.
Dans l'attente des zonages précis, "il y a des gens qui sont très angoissés", a expliqué Xavier Machuron-Mandard, de l'association des habitants de La Faute-sur-Mer (AVIF). Selon lui, "jeudi il y aura une information globale, mais les gens seront informés individuellement de leur situation par courrier".