Du 8 au 23 mai se tient dans toute la France la Quinzaine du commerce équitable qui fête ses dix ans ! Une commission nationale indépendante s'apprête à mettre de l'ordre dans les certifications "commerce équitable". Cette initiative a bien entendu été saluée par les acteurs du secteur qui y voient un atout pour stimuler leurs ventes sans sacrifier leurs identités spécifiques.

La Commission nationale pour le commerce équitable (CNCE), créée en 2007, a été installée le 22 avril par Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation et Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie.
Elle examinera les systèmes de certification existants, à l'image de Max Havelaar ou d'Ecocert, et vérifiera le respect de critères fondamentaux avant de leur accorder "une reconnaissance spécifique". Pour en savoir plus sur Ecocert... cliquez ici
Le commerce équitable connaît une notoriété grandissante
De nouveaux produits issus du commerce équitable apparaissent régulièrement sur les étalages des magasins. Si c'est un signe de bonne santé économique pour ce marché, c'est aussi source de confusion pour les consommateurs perdus dans cette multitude de labels privés. Comment distinguer le vrai du faux ?
La mission de cette Commission
Face à des consommateurs toujours plus vigilants et des organismes de commerce équitables demandeurs d'une clarification de la situation, le gouvernement a décidé d'agir. Pour la première fois en Europe, des pouvoirs publics accompagnent l'essor du commerce équitable en mettant en place un cadre législatif et réglementaire. C'est tout le sens de la Commission Nationale du Commerce Equitable. Elle aura pour mission de reconnaître, sur la base d'un référentiel exigeant, les organismes qui commercialisent des produits équitables.
L'objectif de cette Commission
Elle a pour objectif de promouvoir des modes de production et de consommation plus durables et responsables. Le commerce équitable dispose maintenant d'une Commission aux missions élargies : outre la reconnaissance des organismes de commerce équitable, la CNCE sera une instance d'échange et d'informations qui travaillera à promouvoir le commerce équitable auprès des consommateurs, des collectivités locales ou des entreprises.
C'est près de 8 millions de personnes, dans une soixantaine de pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, qui vivent avec dignité grâce au commerce équitable.
"C'est un marché en plein essor, avec floraison d'appellations, de marques de distributeurs, de campagnes de pub qui entretiennent la confusion entre bio, durable et équitable... Il était temps de rappeler les principes de base" observe Stéphane Comar, l'un des co-fondateurs de la coopérative Ethicable. "Il y a avait beaucoup de labels différents avec des méthodes assez différentes. Cette opacité perturbait le consommateur et pénalisait le marché" confirme Eline Maurel, directrice des études chez Xerfi.