Jeudi, le gouvernement britannique a annoncé les sites d'implantation des quatre premières "éco-villes" (10 étant envisagées d'ici à 2020 en Angleterre).
Ces villes, qui placent le « green » au centre de leur conception, accueilleraient 30.000 habitants d'ici à cinq ans, dans des logements à faibles émissions de CO2, dont un tiers à des prix abordables.
John Healy, secrétaire d'Etat au logement, précisant qu'une deuxième phase de sélection serait entamée pour désigner six sites supplémentaires.

Où devraient se trouver ces « éco-villes » ?
Les quatre sites retenus sont en Angleterre :
- Whitehill-Bordon (Hampshire/sud),
- St Austell (Cornouailles/sud-ouest)
- Rackheath (Norfolk/est)
- North-West Bicester (Oxfordshire/centre).
Pourquoi construire des « éco-villes »?
Selon le Premier Ministre britannique, Gordon Brown, ces « éco-villes » devraient « aider à soulager la pénurie de logements à prix abordable disponibles à la location et à la vente et à minimiser les effets du réchauffement climatique sur une large échelle ».
« Eco-ville » : à quoi ça ressemblera ?
Ces villes, expliquent John Healy, Secrétaire d'Etat au logement, « ne seront pas des lotissements isolés dans la campagne ».
Elles seront construites avec de strictes normes de développement durable (production d'énergie avec des sources renouvelables, transports publics à moins de dix minutes de marche, espaces verts recouvrant jusqu'à 40% du site).
Les bâtiments publics -écoles, commerces, restaurants, etc.- seront neutres en matière d'émission de C02, précise le ministère.
Royaume-Uni : vers un avenir « green » ?
« Une maison sur trois qui existera au Royaume-Uni en 2050 sera construite entre maintenant et alors, donc nous devons établir des normes écologiques claires pour l'avenir », affirme M. Healey, en confirmant que tous les logements construits à partir de 2016 devront être neutres en émission de CO2.
Plusieurs syndicats, ainsi que l'organisation d'aide aux mal-logés Shelter, ont salué ces annonces.
Toutefois, les partis politiques conservateur et libéral-démocrate se sont montrés critiques, jugeant ces projets « non pérennes, non viables et impopulaires », selon un membre du parti conservateur.
Quant au parti Vert, il estime que ces mesures ne sont pas assez « écologiques », considérant qu'il fallait fournir services et emplois sur place « pour que les communautés qui y vivent n'aient pas à dépendre des déplacements ».