Les villes, qui produisent 70 % des émissions de CO2 dans le monde, doivent s'investir dans la lutte contre le réchauffement climatique, estime l'Agence internationale de l'Energie.
"Les autorités locales ont un important potentiel pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et encourager l'adoption des énergies renouvelables" a déclaré son directeur général, Nobuo Tanaka. Selon l'Agence, les villes ont une marge de manœuvre significative car elles produisent la majeure partie du CO2 émis dans le monde. Les émissions urbaines devraient représenter 76 % des émissions mondiales en 2030 contre 71 % en 2006, selon l'Agence internationale de l'Energie.
Mais car il y a un mais... Les populations locales ne sont pas toujours prêtes à faire les efforts car elles en ressentent immédiatement les conséquences, souligne l'Agence. "Les villes qui ont avancé avec dynamisme pour promouvoir les énergies renouvelables ont accompli des résultats encourageants" a souligné Nobuo Tanaka.
Selon l'Agence, plusieurs villes (comme Tokyo au Japon et Greensburg aux Etats-Unis) vont plus loin que leurs gouvernements nationaux dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Adélaïde en Australie (1,16 million d'habitants) a l'objectif suivant : utiliser 33 % d'énergie renouvelable 'ici 2020, contre seulement 3% au niveau national. La municipalité a notamment installé des mini-éoliennes de deux mètres de diamètre sur les bâtiments publics.
A El Hierro (Iles Canaries), les 10.000 habitants dépendent exclusivement des énergies renouvelables pour leur consommation d'électricité. Des pompes, alimentées par des éoliennes, remplissent des réservoirs d'eau qui permettent de fournir de l'électricité hydraulique en période de forte consommation.