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17 décembre 2008 -
14h50 :
La tendance au réchauffement se confirme
[ NATURE ]

Une planète bleueLe rapport annuel de l'Organisation météorologique mondiale note que le réchauffement climatique se poursuit sur la planète bleue même si l'année 2008 a été moins chaude que 2007.
La température globale en 2008 devrait se classer au 10e rang des années les plus chaudes depuis 1850 et l'existence de données comparables. La température moyenne mesurée sur la planète en 2008 a été de 14,3°C.
Michel Jarraud, directeur général de l'Organisation météorologique mondiale a également relevé que toutes les années les plus chaudes ont été enregistrées depuis 1996. 

Phénomène La NinaUne baisse due à La Nina

De son côté, l'ONU constate que cette baisse légère des températures en 2008 serait due au système météorologique La Nina, qui se forme ponctuellement au-dessus du Pacifique lorsque ses eaux sont froides et influe sur le climat de la planète entière. 
L'Organisation météorologique mondiale est également de cet avis puisqu'elle a qualifié La Nina, de "modéré à fort". Il s'est développé fin 2007 et a perduré jusqu'en mai de cette année.
La Nina et son opposé El Nino sont jugés responsables de la sécheresse prolongée qui a affecté l'Australie et le Sud-est des Etats-Unis durant l'été, des inondations qui ont frappé la Corne de l'Afrique et la Bolivie ou encore des très violentes moussons hivernales en Asie du Sud en 2006-2007. Deux phénomènes très probablement absents en 2009.

L'ArctiqueUne fonte constatée et inquiétante

Selon le directeur général de l'Organisation météorologique mondiale, le volume de glace dans la région de l'Arctique a diminué et cette constatation est très inquiétante.
Cette fonte a d'ailleurs permis à des navires d'emprunter le passage du Nord-Ouest le long des côtes canadiennes ou le passage du Nord Est le long des côtes sibériennes. Avec 4,6 millions de km2 contre 4,3 l'année précédente, le banquise a enregistré en 2008 au moment de la fonte des glaces son 2e plus fort recul depuis 1979.

Dans l'hémisphère sud, le trou de la couche d'ozone a atteint 27 millions de km2, en retrait par rapport à 2007 (29 millions) mais en progression par rapport à 2006 (25 millions). "Ce qui se passe en Arctique est un des indicateurs clés du réchauffement mondial" a souligné Michel Jarraud.


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