Si les insectes pollinisateurs disparaissent, les fruits et légumes seront plus chers, met en garde l'Institut Français de Recherche Agronomique (INRA).
Baisse de la production mondiale
Mesurée en poids, 35% de la production mondiale dépendent des pollinisateurs, principalement les fruits, les légumes et les oléagineux et dans une moindre mesure, le café, le cacao, les fruits à coque et les épices.
En revanche, les céréales, qui représentent 60% de la production agricole mondiale, n'en dépendent pas. Une incertitude sur la dépendance à la pollinisation subsiste pour 5% des cultures.
«Dans ce contexte, le déclin des insectes pollinisateurs est une préoccupation majeure», car «les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés en cas de disparition totale des pollinisateurs», affirme l'INRA dans un communiqué.
Augmentation des prix
Si le nombre des pollinisateurs décroît, la production des fruits, légumes et stimulants (café, cacao), serait alors nettement réduite. Dans cette hypothèse, « le consommateur serait pénalisé parce qu'il consommerait moins et à des prix plus élevés », ajoutent Bernard Vaissière, Jean-Michel Salles, Nicola Gallai et Josef Settele.
Déclin du nombre d'abeilles
Les causes du déclin de la population d'abeilles ces dernières années, en Europe et aux Etats-Unis notamment, sont encore mal élucidées mais s'expliquent vraisemblablement par l'utilisation massive de pesticides dans l'agriculture, l'extension des monocultures et l'apparition de maladies pathogènes parasitaires.