Une enquête a été ouverte après la fuite d'acide sulfurique à l'usine de nickel du brésilien Vale Inco (Nouvelle-Calédonie), qui a provoqué, selon les associations environnementales, "une catastrophe écologique".
Une enquête pour déterminer les circonstance de cet incident
Cette enquête intervient après une plainte déposée par le Comité de défense du sud. Elle devra déterminer les circonstance de cet incident survenu mercredi dernier, au cours duquel plusieurs milliers de litres d'acide sulfurique se sont déversés dans une rivière et ont anéanti la flore et la faune présentes.
Selon des associations de défense de la nature, la fuite a aussi gagné la mer et a sûrement eu un effet néfaste sur un environnement d'une richesse maritime exceptionnelle.
Le dispositif de sécurité n'était donc pas opérationnel au moment de l'incident
L'industriel a mis en cause un "joint défectueux" mais la province sud a révélé par la suite qu'un bassin de rétention était en réparation et que le dispositif de sécurité n'était donc pas opérationnel au moment de l'incident. La collectivité a ordonné l'arrêt de l'unité de production d'acide sulfurique.
L'implantation de cette usine a fait grincer les dents
L'usine de Vale-Inco exploite l'immense gisement de Goro (sud de la Nouvelle-Calédonie) et se trouve en phase de test avant une mise en service prévue pour le milieu d'année.
D'une capacité de 60.000 tonnes de nickel métal, elle utilisera un procédé hydrométallurgique de lixiviation à l'acide sulfurique pour traiter le minerai de nickel.
L'implantation de cette usine a fait grincer les dents des associations autochtones, des écologiques ainsi que des autorités qui redoutent que la riche biodiversité soit mise à mal.
L'unité se trouve près de la zone du Grand lagon sud, l'un des sites du récif corallien de Nouvelle-Calédonie, inscrits en juillet 2008 au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco.