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20 janvier 2010 -
18h48 :
Alaska : où en est la fonte des glaciers ?
[ NATURE - GLACIER ]

Des chercheurs français et canadiens se sont aperçus que la fonte des glaciers d'Alaska a finalement été moins rapide entre 1962 et 2006. Durant cette période, les glaciers d'Alaska ont perdu environ 42 km3 (42  milliards de m3) d'eau par an et cette fonte a contribué au relèvement du niveau des mers à raison de 0,12 millimètre par an, "soit 34 % de moins que ce qui avait été estimé auparavant" selon Etienne Berthier (CNRS/université de Toulouse, France) et ses collègues.

Glaciers en AlaskaL'amincissement des glaciers s'avère très hétérogène, d'où la difficulté d'aboutir à une estimation globale.
Les langues glaciaires s'avançant dans les vallées peuvent être couvertes de débris. Ces débris protègent du soleil et par conséquent la glace fond moins vite. Ce "qui n'avait pas été pris en compte dans les travaux antérieurs" relève le Centre national de la recherche scientifique.

Une hausse du niveau des mers constatée

"Au cours des 50 dernières années, le recul des glaciers et des calottes glaciaires a contribué à une hausse du niveau des mers de 0,5 millimètre par an" rappellent-ils. Les glaciers d'Alaska étaient supposés y avoir contribué pour un tiers, soit 0,17 millimètre par an, selon des travaux publiés en 2002 par des chercheurs de l'université d'Alaska. Mais leurs estimations "étaient basées sur des mesures concernant un nombre limité de glaciers" notent Etienne Berthier et son équipe.
Suite à cette étude, les calculs pourraient être aussi à revoir pour d'autres glaciers ou calottes glaciaires de régions montagneuses.

Réduction de la masse des glaciers constatée

Ces nouveaux résultats ne remettent toutefois pas en cause "l'accélération spectaculaire" de la réduction de la masse des glaciers depuis les années 1990. Sur l'ensemble du globe, les glaciers de montagne couvrent une surface de 500.000 à 600.000 km2, soit beaucoup moins que les calottes glaciaires du Groenland (1,6 million de km2) ou de l'Antarctique (12,3 millions de km2). Cette étude a été publiée dimanche par la revue scientifique Nature Geoscience.


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