Les méduses, poussées par le vent, ont envahi plusieurs plages de la Côte d'Azur pour la huitième année consécutive. Le Pelagia noctiluca, qui est l'espèce la plus commune dans le sud de la France, possède à l'âge adulte huit tentacules mauves, couverts de cellules urticantes, qui peuvent parfois atteindre deux mètres de long. Quel rapport avec le développement durable me direz-vous ? Les méduses prolifèrent et cette prolifération témoigne donc des dérèglements du milieu naturel qui sont dus à la surexploitation des mers et au réchauffement climatique...
...La méduse profite aussi du développement des activités humaines. La surpêche réduit le nombre de prédateurs de la méduse (tortues, requins, thons...) et la raréfaction du poisson lui offre plus de zooplanction pour se nourrir. Quant au réchauffement climatique, il favorise sa reproduction. L'augmentation de la température de l'eau permet à cette méduse de produire des milliards d'oeufs.
Des communes, comme Cannes ou Monaco, ont à nouveau placé des filets anti-méduses assez efficaces mais attention à leur piqûre. Elle peut entraîner des brûlures, des crises d'asthme et des crises d'allergie qui peuvent parfois aller jusqu'à la syncope.
Le saviez-vous ? Les bancs de méduses sont appelés "essaims" et ils peuvent compter plusieurs millions d'individus. On trouve également des essaims dans tous les océans du monde, la Chine, le Japon, les côtes africaines, les fjords norvégiens et l'Australie. La prudence est donc de rigueur cet été...