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22 juillet 2010 -
15h34 :
Réchauffement : les marmottes se multpilient
[ NATURE - MARMOTTES - RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ]

Grâce à des étés devenus plus longs, à cause du réchauffement du climat, des marmottes nord-américaines ont davantage grossi avant d'entrer en hibernation, sont devenues plus nombreuses à survivre au froid et ont vu leur population croître fortement. Par conséquent, leurs chances de survie ont été multpiliées.
 
une marmotte... la Marmota flaviventrisCes marmottes à ventre jaune (Marmota flaviventris) qui vivent à 3.000 mètres d'altitude dans les montagnes Rocheuses de l'Etat américain du Colorado, étaient jadis habituées à un court été suivi d'un long hiver.
 "Les marmottes ne sont réveillées que quatre à cinq mois par an. Ce sont des mois très occupés car elles doivent manger, prendre du poids (...) faire des petits et se préparer à hiberner à nouveau" explique Arpat Ozgul, principal auteur de l'étude paraissant dans la revue scientifique Nature.

Elles ont pris du poids

Ces rongeurs ont pris quelques grammes. Attention il n'est pas toujours facile de les perdre (n'est-ce pas mesdames et... messieurs). La masse moyenne d'une marmotte adulte est passée de 3,094 kg, durant la première moitié de cette période, à 3,433 kg durant la seconde moitié. Quasi stable de 1976 à 2001, la population d'une soixantaine de marmottes a connu une croissance constante (+14,2 marmottes par an, en moyenne) de 2001 à 2008.

Reproduction rapide = croissance rapide

"Des marmottes plus lourdes survivent et se reproduisent maintenant mieux qu'auparavant, ce qui a conduit à une croissance rapide" de leur nombre au cours des dernières années, soulignent les chercheurs, notant qu'une marmotte perd 40 % de son poids durant la période d'hibernation.
"Les marmottes ont fourni un nouvel exemple de la façon dont le changement climatique peut affecter la nature" note le Pr Tim Coulson qui a participé à l'étude.
 
Pour les marmottes, l'amélioration de la survie pourrait n'être "qu'une réponse à court terme à l'allongement de la saison de croissance" préviennent les chercheurs. A long terme, ajoutent-ils, une fréquence accrue des été longs et secs  "entrainerait une baisse des taux de croissance et une augmentation des taux de mortalité".

Les auteurs ont réussi à réunir des données portant sur l'évolution individuelle et collective de ces marmottes pendant trente-trois ans, de 1976 à 2008.


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