 | Les cinq pays côtiers de l'Arctique, le Canada, le Danemark, les Etats-Unis, la Norvège et la Russie, sont semble-t-il sur la même longueur d'onde concernant la protection et la préservation de la biodiversité marine de cet océan. Un accord affirmant la volonté de ces cinq pays de coopérer pour protéger l'environnement a été trouvé mercredi au Groenland à l'issue d'un rendez-vous ministériel, destiné à apaiser les tensions entre toutes ces nations qui veulent asseoir leur souveraineté dans ces eaux, qui renfermeraient le quart des réserves en hydrocarbures de la planète. Ces mesures en conformité avec les lois internationales et nationales doivent être renforcées ou développées afin d'améliorer la sécurité de la navigation maritime, de prévenir et de réduire les risques de pollution dans l'Arctique. Les richesses du sous-sol marin ont mis l'eau à la bouche des grandes puissances qui pourraient s'enrichir grâce au réchauffement climatique. Ce phénomène pourrait ouvrir de nouvelles voies maritimes et permettre l'exploitation de ces ressources encore inexploitées.
Le Canada et le Danemark se livrent un bras de fer afin d'obtenir la souverainété de l'île Hans Oe. Les Canadiens (encore !) et les Américains se disputent la propriété du Passage du Nord-Ouest (entre l'Atlantique et le Pacifique) qui serait navigable toute l'année vers 2050 si la fonte de la banquise se confirmait. En 2007, la Russie a planté son drapeau sous le pôle nord. La Norvège voudrait s'octroyer l'archipel de Svalbard.
Mais il faut garder à l'esprit que la prospection et l'extraction d'énergies fossiles et de réserves minérales sont de véritables menaces pour l'environnement dans cette zone. |  |