Une grande découverte ! Des centaines d'espèces marines ont été découvertes au large de la Grande Barrière de corail en Australie, lors de trois expéditions faites sur le récif de Ningaloo et aux îles du Lézard et du Héron. Grâce à cette découverte, les scientifiques australiens espèrent tirer des conclusions sur la biodiversité et les conséquences du changement climatique.
Les scientifiques ont recensé des centaines d'espèces marines jusqu'ici inconnues comme des coraux mous (sans squelette calcaire), des crustacés, des polychètes, des chétopodes, qui appartiennent à la famille des sangsues, des amphipodes, des vers ou encore des isopodes, également appelés les "vautours de la mer" car ils se nourrissent souvent de poissons morts. Certains dévorent aussi la langue des poissons encore vivants.
Les scientifiques ont également rencontré une sorte de crevettes dont certaines sont équipées de pinces plus grandes que leurs corps ou encore une méduse très rare, cassiopeia.
Julian Caley, de l'Institut australien de science marine, explique : "Nos connaissances de la vie marine ne représentent qu'une goutte d'eau dans la mer et faire l'inventaire de la diversité des espèces vivantes est un défi pour la science et l'imagination". Selon les savants, un à neuf millions d'espèces différentes pourraient vivre dans les récifs coralliens du monde.

Les chercheurs ont également étudié d'autres espèces comme les algues, les hérissons de mer et les mousses sur les coraux. Ian Poiner, directeur de l'Institut australien de science marine rappelle : "Faire régulièrement un recensement de la biodiversité marine est la seule manière d'estimer et de réduire les risques écologiques pesant sur les coraux".
Menace sur les coraux ! Ils sont menacés par l'acidification excessive des océans, la pollution, la surpêche, les arrivées massives d'étoiles de mer et le réchauffement des océans.
"Les nouvelles expéditions australiennes révèlent à quel point nous sommes loin de connaître toutes les espèces qui vivent dans les barrières de corail à travers le monde" indique Nancy Knowlton de l'Institut Smithsonian à Washington.