Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature, la France n'arrivera pas à empêcher la perte de biodiversité d'ici 2010 comme elle s'y était engagée en 2001. Idem pour l'Europe. En avril dernier, la Commission européenne a annoncé à Athènes que cet objectif ne serait pas tenu au niveau communautaire.
Selon les dernières informations :
les populations d'
oiseaux communs sont toujours en déclin, surtout en milieu rural.
l'urbanisation et les
transports fragmentent toujours les espaces naturels
la présence de
pesticides est détectée dans la quasi-totalité des cours d'eau
L'Union internationale pour la conservation de la nature relève que "40% de l'ensemble des masses d'eau étaient considérés en bon était en 2008". Près de 14.000 hectares sont articifialisés chaque année à cause de l'urbanisation.
"On considère toujours qu'une espèce d'oiseau sur quatre est menacée en France, une sur cinq pour les reptiles et les amphibiens et une sur dix chez les mammifères" indique Sébastien Moncorps, directeur du comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature.
Comme les abeilles, les oiseaux souffrent aujourd'hui davantage à la campagne qu'en ville. La France a perdu glabalement 10% de ses oiseaux nicheurs entre 1989 et 2008 mais les espèces des milieux agricoles sont bien plus touchées.
Des améliorations constatées ?
Oui ! Par exemple, la loutre est désormais une espèce mieux protégée ainsi que son milieu préféré, les zones humides. "On arrive à redresser certaines situations, à concrétiser la protection de territoires comme en Guyane ou à la Réunion (avec la création de parcs naturels). On sait que les choses peuvent s'améliorer ponctuellement, mais la situation est globalement dégradée" a avoué Sébastien Moncorps.