La cause des poissons et de l'environnement a été plaidée devant la Cour suprême des Etats-Unis mardi. Les juges se sont réunis pour discuter des impacts néfastes des centrales électriques, dont le rejet des eaux tue les poissons et les organismes aquatiques. Selon eux, le gouvernement américain doit forcer les centrales électriques à se moderniser pour utiliser et souiller moins d'eau de refroidissement déversée ensuite dans les rivières et les lacs.
Quelque 550 centrales anciennes, qui puisent quotidiennement plus de 200 milliards de gallons d'eau (757 milliards de litres) pour leurs circuits de refroidissement gourmands en...eau, devront donc posséder des technologies de refroidissement qui ne nuiront plus à la nature.
Le gouvernement, représenté par son agence de protection de l'environnement EPA et des fournisseurs d'énergie, ont estimé que le coût de cette modernisation obligatoire devrait être mis en corrélation avec les bénéfices qu'elle peut apporter pour la nature. Ces derniers contestent aussi une décision d'un tribunal qui a estimé de son côté que l'EPA n'avait pas autorité de décider du coût de la perte d'un poisson pour justifier ou non le coût de l'investissement d'une technologie de refroidissement moins gourmande en eau et moins polluante pour la centrale électrique.
L'EPA n'a pas le pouvoir de décider...
La modernisation antipollution s'impose aux centrales dans les limites d'un coût raisonnable et pas forcément par rapport à une estimation quantifiée du nombre de poissons sauvés. "L'EPA n'a pas le pouvoir de décider que des poissons ne valent pas un certain montant. Par conséquent, l'EPA ne peut comparer les coûts d'investissements aux bénéfices qu'ils apportent pour la nature" souligne Richard Lazarus, avocat de groupes environnementaux.
Depuis trois décennies, l'EPA compare les coûts d'une mesure anti-pollution avec les bénéfices qu'elle apporte pour la société.