Le glacier Chacaltaya, situé en Bolivie, subit les effets du réchauffement du climat. Il y a encore quinze ans, les skieurs du monde entier dévalaient la piste la plus haute du monde (5.300 mètres). En 2009, il n'y a plus que quelques mètres carrés de neige et des pylônes de remontée mécanique rouillées.
Aujourd'hui, "c'est un glacier mort" explique Edson Ramirez, glaciologue à l'Institut d'Hydrologie de La Paz. La disparition de Chacaltaya était annoncée... à l'échéance 2015. Mais le réchauffement et le recul passé "d'un mètre par an environ dans les années 40 à six mètres par an" ont accéléré sa mort.
Le responsable est le réchauffement climatique
Autour de Chacaltaya, la Cordillière royale de Bolivie a perdu 43 % de sa surface en 33 ans. Le scénario est identique pour le Huayna Potosi (6.088 m), ou l'Illimani (6.462 m), qui domine la capitale La Paz. Selon certains experts, le responsable est indubitablement "le réchauffement climatique", étroitement associé aux gaz à effets de serre, émis par l'homme. La Bolivie n'émettait en 2000 que 0,35 % des gaz à effet de serre dans le monde, rappelle l'organisation humanitaire Oxfam.
Selon Oxfam, elle sera touchée de manière disproportionnée, car des milliers de paysans andins et les habitants de La Paz ont besoin de l'eau des glaciers (15 % de l'approvisionnement de la capitale). 40 % de l'énergie du pays est d'origine hydroélectrique.