Voici les principales données sur la cette chasse à la baleine :
La Commission baleinière internationale (CBI)
Créée en 1946, elle réunit 88 pays sur une base volontaire, répartis assez équitablement entre pro- (Japon, Islande, Norvège qui sont les pays chasseurs, la majorité de l'Asie, des Caraïbes, de l'Afrique et la Russie) et anti-chasse (Union européenne sauf Danemark), la plupart des pays anglophones dont Afrique du Sud et Kenya, l'Inde et l'Amérique du Sud. Elle est actuellement réunie à Agadir au Maroc pour proposer un plan qui réduirait, sous son contrôle, les quotas des chasses islandaise, norvégienne et japonaise tout en les autorisant malgré le moratoire de 1986. En effet, ces trois pays font fi du moratoire.
Son rôle :
Elle est chargée de veiller au "développement ordonné" de la chasse et à la conservation des baleines. La CBI a adopté (par une majorité qualifiée des trois quarts) en 1982 un moratoire - entré en vigueur en 1986 interdisant la chasse à la baleine. Mais les empoignades des dernières années et les soupçons de corruption parmi ses délégués ont entaché ses décisions.
Qui est aujourd'hui concernée par la chasse commerciale ?
Elle implique la Norvège (536 baleines prises en 2009) et l'Islande (38), qui ont rejeté le moratoire de la CBI et se fixent unilatéralement leurs quotas.
Et la chasse scientifique ?Le Japon (1.004 baleines chassées en 2009, majoritairement en Antarctique) a développé ce concept pour contourner le moratoire. Il se fixe unilatéralement ses quotas.
Mais de l'avis des experts, il produit peu de recherches et concentre ses travaux sur les utilisations industrielles de la baleine (pharmaceutiques notamment).
A qui est réservée la chasse aborigène ?
Aux communautés qui peuvent prouver qu'il en va de leur subsistance et de leurs traditions : en Alaska (Etats-Unis), au Groenland (Danemark), en Tchoukotka (Extrême-Orient sibérien) et à Saint-Vincent-et-les-Grenadines (petites Antilles). Cette pêche, surtout au Groenland qui utilise les canons harpons, est de moins en moins traditionnelle. Il faut noter que le Canada accorde trois baleines par an aux Inuit, et l'Indonésie chasse de 2 à 50 cachalots, sans passer par la CBI.
Quelles sont les espèces les plus chassées ?
- Les baleines de Minke ou petits rorquals (environ 7 mètres) : Islande, Norvège, Japon (Antarctique et Nord Pacifique), Groenland, Inuit d'Alaska...
- Les rorquals communs (Balaenoptera physalus) : c'est la deuxième plus grande espèce vivante (environ 20 mètres) : Japon
- Les cachalots (Physeter macrocephalus) et les rorquals boreal (Balaenoptera borealis) : Japon
Les captures accidentelles
Elles constituent selon les scientifiques une "exploitation masquée" : des milliers de petits cétacés et plusieurs centaines ou milliers de grands cétacés pris chaque année dans les filets des pêcheurs sont débarqués, non déclarés mais commercialisés, notamment en Corée du Sud et au Japon.
Y a-t-il d'autres menaces ?
Outre la chasse, les baleines sont aussi soumises à d'intenses pressions : collisions avec les navires, changement climatique, prises accidentelles, pollution chimique et pollution sonore (surtout liées aux activités militaires - sonars, radars - et à l'exploration pétrolière).
Où se trouvent les sanctuaires des baleines ?
Ces zones protégées dans lesquelles la chasse est interdite, se trouvent dans :