Les membres de la Commission baleinière internationale veulent négocier un compromis qui autoriserait le Japon à poursuivre la chasse aux cétacés près de ses côtes mais qu'en contrepartie il devra réduire ses prises de rorquals chaque année dans l'Antarctique.
Depuis des années, la Commission baleinière internationale, qui regroupe 80 nations, a une tâche ardue puisqu'elle doit réglementer la chasse à la baleine et dans le même temps elle doit protéger cette espèce. L'organisation doit aussi arbitrer entre les Etats chasseurs" (Japon, Norvège et Islande) et "protecteurs" (Australie, France et Brésil).
De grands risques d'échec dans les discussions
Un diplomate japonais a prévenu la semaine dernière que les pourparlers entraient dans une "année décisive" et qu'il existait "de grands risques d'échec" des discussions".
Les pays "chasseurs" voudraient lever le moratoire
Depuis 1986, un moratoire illimité interdit la chasse commerciale à la baleine mais autorise en revanche la chasse à des fins scientifiques (selon des quotas précis) puis la chasse aborigène de subsistance, pratiquée par des peuples autochtones (Sibérie, Alaska, Groenland). Mais le gouvernement japonais poursuit des campagnes de pêche dont les fins sont soi-disant scientifiques, et s'attire les foudres de nombreux pays, dont la Grande Bretagne et l'Australie. La flotte japonaise est engagée dans sa campagne annuelle dans les eaux de l'Antarctique, où elle projette de pêcher 900 baleines. Les pays "chasseurs" voudraient lever ce moratoire mais cette hypothèse est bien entendu refusée par les "protecteurs".
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Un sommet de l'organisation est prévu à Madère (Portugal) du 22 au 26 juin 2009.