Il y a des jours avec et il y a des jours sans. Pour le requin-taupe et le requin-marteau ce jeudi est un jour... sans.
La conférence de la CITES a en effet retiré jeudi sa protection à cette espèce. La CITES avait pourtant accepté mardi de l'inscrire à son Annexe II pour en réguler le commerce.
Une population qui s'effondre
La population du requin-taupe (Lamna nasus) qui vit dans des eaux tempérées s'est effondrée de 80 % ces dernières décennies.
Les pays d'Asie dans l'ensemble entendus et satisfaits
Autant dire que ce retournement de situation ravit le Japon, la Chine et de nombreux pays d'Asie qui sont régulièrement montés au créneau pour empêcher la CITES de s'emparer des espèces marines commerciales comme les requins, mais aussi le thon rouge d'Atlantique est et de Méditerranée et les coraux rouges précieux.
Même sanction pour le requin-marteau
En session plénière, la conférence de la CITES a une nouvelle fois refusé sa protection au requin-marteau halicorne pourtant décimé par le commerce lucratif de ses ailerons.
Les Etats-Unis avaient demandé la réouverture du débat sur le classement de cette espèce (Sphyrna lemini), rejeté une première fois mardi.
Les Etats-Unis et Palau voulaient inscrire ce requin à l'Annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées. Une inscription qui aurait permis de réguler les exportations. L'Union mondiale pour la conservation de la nature l'a de son côté classé comme espèce "mondialement en danger.
Des stocks sur le déclin
Les stocks de requins-marteau halicorne ont décliné de 83 % en Atlantique nord-ouest entre 1981 et 2005 et de 50 à 64 % dans d'autres zones, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). La conférence de DOHA qui s'achève jeudi (25 mars) a refusé d'intégrer toutes les espèces marines qui lui étaient soumises (thon rouge d'Atlantique Est, coraux précieux et requins).
Le saviez-vous ? La séance plénière est chargée de valider les décisions adoptées depuis le début de la conférence.