Le sud de l'Iran est actuellement frappé par une sécheresse catastrophique, qui a mis à sec dix des onze rivières situées dans cette région et qui a aussi ravagé des cultures. La province agricole de Fars, dont le blé est la principale culture, est l'une des quatorze régions iraniennes à avoir le plus souffert. Mansour Rashidi, expert provincial du ministère, a indiqué : "Le problème, c'est qu'il n'y aura pas d'eau en automne pour commencer la prochaine saison agricole. Les eaux souterraines ne vont pas être accessibles de sitôt. Et nous avons utilisé toutes les réserves".

Le gouvernement a annoncé un plan à moyen terme pour combattre l'aridité des sols mais en attendant les fermiers de cette région sont pour la plupart au chômage technique. Certains ont laissé leur terrain en pâture.

Les éleveurs ne sont guère mieux lotis. Le bétail souffre aussi de la sécheresse à cause du manque d'eau et de pâturage.

En 2008, les fruits ont également souffert de la sécheresse. Ali Agha Mirtalebi, responsable du bureau agricole de la ville d'Eghlid, dont 85 % des habitants dépendent des récoltes et de l'élevage, avoue : "On a eu un peu de pluie et de neige. Près de 2.000 hectares n'ont pas assez d'eau et les vergers se meurent".

La sécheresse se fait aussi sentir dans les villes, qui sont fréquemment soumises à des coupures d'électricité dues en partie à un manque d'eau dans les barrages hydroélectriques.