
Carnet rose ! Des "bébés mérous" ont été vus dans les eaux de Port-Cros et de Porquerolles. Exceptionnel ! Il y a une quinzaine d'années que des "bébés mérous" n'avaient plus été vus sur les côtes méditerranéennes françaises.
Le monde scientifique reste coi ! La découverte de ces mérous bruns remet en cause l'hypothèse des scientifiques, qui estimaient que cette espèce ne pouvait pas se reproduire au nord de la latitude 41° N, c'est-à-dire une ligne allant approximativement de Barcelone à Rome. Ils pensaient que la reproduction des populations se faisait par migration le long des côtes allant du sud de la Méditerranée vers le nord.
Le saviez-vous ? Le mérou brun, poisson emblématique de la Méditerranée, se nourrit de poulpes, de seiches, de crustacés et de poissons. Dans les années 1950, la population des mérous, très prisés pour leur chair et victimes des pollutions domestiques et industrielles puis du dégazage des navires, s'est effondrée très rapidement sur nos côtes françaises...
...Un lieu privilégié autrefois pour la reproduction ? Tout à fait ! Les mérous bruns se reproduisaient surtout dans le sud du bassin méditerranéen.
Les mérous, le retour ! A la fin des années 1980, des individus de petite taille ont enfin été observés sur les côtes françaises. Depuis cette période, le rajeunissement et l'accroissement des mérous bruns ne se démentent plus.
Une protection rapprochée ! La présence des mérous bruns dans les eaux de la Méditerranée est due au moratoire, qui protège cette espèce contre la chasse sous-marine et la pêche notamment à l'hameçon mais aussi au réchauffement climatique car les mérous préfèrent se reproduire dans les eaux chaudes. L'amélioration de la qualité des eaux dans les aires marines protégées (comme Port-Cros, Banyuls...) est aussi un facteur positif.