Une très grande partie du nord-ouest américain pourrait être privée de ses pins de Murray d'ici 2080 si le réchauffement du climat n'est pas stoppé. Précisons que cette variété de conifères pousse dans des zones froides et joue un rôle clé dans nombre d'écosystèmes de cette région, selon une étude.
En dépit d'un accroissement de leur habitat par endroits au Canada, les pins de Murray ne devraient survivre que dans 17 % de leur zone actuelle de couverture en Amérique du Nord, dont le parc national de Yellowstone à haute altitude, et dans quelques autres zones subalpines.
Les pins de Murray occupent des écosystèmes où des incendies ont détruit la végétation sur de grandes superficies, où les températures sont très froides et le sol pauvre, et où les autres espèces d'arbres ont les plus grandes difficultés à pousser.
Ces zones se situent surtout à haute altitude dans les Etats américains d'Oregon et de Washington, les Montagnes Rocheuses et l'ouest du Canada. Les pins de Murray sont dominants dans le parc de Yellowstone.
Le réchauffement, de moindres précipitations, une fonte plus précoce de la neige chaque année et davantage de sécheresse l'été paraissent déjà avoir affecté l'étendue de l'habitat de ces pins, accroissant en même temps les infestations de scolyte de l'écorce, des insectes qui creusent des galeries dans les arbres.
Pour les auteurs, ces différents facteurs sont à l'oeuvre depuis au moins 1980 et que vers 2020 les zones de couverture des pins de Murray auront diminué de 8% dans le nord-ouest.
Ces travaux, menés par des chercheurs de l'Ecole forestière de l'Université de l'Etat d'Oregon et le ministère des ressources forestières de l'Université de Colombie Britannique au Canada, sont basés sur l'analyse de 12.600 sites répartis sur une zone géographique étendue.