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14 juin 2010 -
10h42 :
Création d'un "GIEC de la biodiversité"
[ NATURE - BIODIVERSITE ]

La création d'un groupe d'experts scientifiques sur la biodiversité a été approuvée par près 90 pays, a annoncé le programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE), dont le siège est à Nairobi au Kenya.

L'IPBES, qui signifie « l'Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services » sera l'équivalent du GIEC, le Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat.

Ce comité "fera le lien entre la richesse de la connaissance scientifique (sur l'accélération des déclins et la dégradation du monde naturel) et les décisions gouvernementales nécessaires pour renverser ces tendances négatives" a souligné le PNUE.

Ces experts devront entre autres tâches tenir à jour des révisions scientifiques sur la biodiversité et les écosystèmes afin de s'assurer que les gouvernements reçoivent les éléments de recherche les plus pointus.
"Au 21ème siècle qui fait face à de nombreux défis environnementaux, la vision de la Croissance verte devrait être partagée par la communauté internationale" a estimé pour sa part Chan-Woo Kim, directeur général du ministère sud-coréen de l'Environnement.

Elle devrait être définitivement entérinée par l'Assemblée générale de l'ONU en septembre à New York et lors de la conférence des parties à la Convention sur la biodiversité en octobre à Nagoya (Japon), qui devrait notamment décider de son siège.

Chantal JouannoCe qu'en pense Chantal Jouanno
 
La création d'une expertise scientifique internationale sur la biodiversité "nous donnera les moyens d'agir" sur un enjeu décisif, s'est félicitée samedi la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie Chantal Jouanno.
"C'est une étape décisive, un vrai progrès" a déclaré Mme Jouanno. "Les enjeux en termes d'avenir de l'humanité, de sécurité et de développement sont largement aussi importants" a-t-elle insisté.

"On attend de cet organisme qu'il apporte un consensus sur l'état de dégradation de la biodiversité et surtout qu'il mesure notre dépendance, en termes de développement, à l'égard de la biodiversité" a-t-elle expliqué.
"Il faut qu'on prenne enfin conscience que la disparition de la biodiversité ce n'est pas une histoire de fleur bleue, mais une histoire déterminante pour le développement, une question de sécurité".
"Le problème de la biodiversité, c'est de ne s'être jamais complètement inscrite dans l'agenda politique : le lien avec le développement n'a jamais été fait et donc la biodiversité a toujours été écartée du débat politique" a-t-elle souligné.
 
TF1-LCI, Valérie PécresseLa réaction de Valérie Pécresse
 
La ministre de la Recherche estime que cette annonce est une bonne nouvelle : "Cette décision est d'abord une bonne nouvelle pour la protection de la biodiversité, un engagement porté par la France depuis plusieurs années".
"La création de cette nouvelle plate-forme pour la biodiversité est aussi une bonne nouvelle pour les chercheurs français, dont l'expertise est reconnue internationalement". 


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