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27 mai 2010 -
13h56 :
Danger à Berlin : les corneilles attaquent !
[ NATURE-VILLE-CORNEILLE-BERLIN ]

Les attaques des corneilles contre les passants deviennent si fréquentes en mai à Berlin que cette année la ville déconseille fortement d'emprunter certains trottoirs. "Attention, corneilles méchantes". Faute d'avoir suffisamment pris au sérieux cet avertissement, certains passants ont dû fuir tête baissée sous les assauts en piqués des grands oiseaux noirs et gris.
"Le parallèle avec les « Oiseaux » d'Hitchcock est facile à faire", reconnaît Regine Grafe, directrice du service environnement et nature à la mairie de Berlin. "C'est un phénomène naturel", assure Anja Sorges, responsable de la confédération pour la protection de la nature de Berlin. Mai est le mois où les jeunes corneilles font leurs premières tentatives de vol avant de quitter le nid, sous le regard ultra protecteur de leurs mères, qui n'hésitent pas à assaillir toute personne s'approchant trop près, explique-t-elle.
  
 

Une corneille, un animal extrèmement intelligent 

Jusqu'à un mètre d'envergure 
 
Mais il ne s'agit que des "fausses attaques" pour dissuader les passants mais s'ils bravent l'avertissement ils peuvent s'en sortir avec des coupures. Les corneilles mantelées, les plus fréquentes à Berlin, mesurent une cinquantaine de centimètres de la tête à la queue et jusqu'à un mètre d'envergure, avec bec et griffes en proportion.
Les autorités municipales ont opté pour une campagne d'information par affichettes dans les endroits les plus "sensibles", comme aux abords du Deutsche Theater, en plein centre de Berlin, où un groupe de corneilles particulièrement agressives sévit chaque année, ajoute Mme Grafe.   La rue Karl-Liebknecht, près d'Alexanderplatz, a même été barrée par des rubans de balisages rouge et blanc de la police."Les corneilles sont des animaux très intelligents", dont le niveau d'agressivité varie fortement, souligne Mme Sorges. "Certaines s'accomodent très bien de la proximité des hommes, d'autres moins... C'est une question de caractère et d'histoire personnelle, aussi. Certaines ont eu des expérience malheureuses avec les hommes". Le nombre de corneilles ne varie guère d'une année sur l'autre, et le nombre d'attaques non plus, estime Mme Sorges. "C'est plutôt les hommes qui oublient qu'ils doivent cohabiter avec des animaux dans les villes", conclut-elle.


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