Selon les pompiers, les incendies, qui avaient débuté vendredi soir au nord-est d'Athènes, ont été circonscrits dans la nuit de lundi à mardi mais des feux continuaient dans d'autres régions de Grèce.
"La situation s'est grandement améliorée, il n'y a plus aucun foyer actif dans la région d'Athènes" a précisé une porte-parole des pompiers.
Des risques de reprise de feux ? Bien sûr !
Les forces de lutte anti-incendie "restent sur place pour parer à toute éventuelle reprise de feu" selon une porte-parole des pompiers.
Autre bonne nouvelle, les vents violents, qui soufflaient dans la zone, étaient tombés avec l'arrivée de la nuit. Auparavant, la tâche des pompiers était périlleuse puisque les vents étaient de force 7 sur l'échelle de Beaufort (50 à 60 km/h).
Point que les autres incendies
Mais le combat contre les flammes n'est pas encore terminé ! Une partie de la force aérienne de lutte contre les incendies a été envoyée mardi matin dans la région du mont Kithaironas, à environ 70 kilomètres à l'ouest d'Athènes et sur l'île d'Eubée (est) où des incendies se poursuivaient.
Aide des pays voisins !
Pour venir à bout de ces feux, les autorités grecques avaient demandé l'aide des pays voisins, qui ont répondu présent. Des avions italiens et français puis un hélicoptère chypriote ont participé aux opérations. L'Autriche, la Turquie et l'Espagne avaient aussi annoncé l'envoi d'appareils.
"Une catastrophe écologique"
Des dizaines d'habitations et près de 20.000 hectares de forêt, de champs et d'oliveraies ont été dévastés depuis le départ du feu dans la nuit de vendredi à samedi, selon les autorités régionales. Le préfet d'Athènes Yannis Sgourois a évoqué "l'indescriptible catastrophe écologique".
Souvenez-vous ?
En 2007, la Grèce avait proclamé l'état d'urgence face à des incendies de forêt qui, durant dix jours, avaient ravagé de nombreux villages basés dans la péninsule du Péloponnèse et sur l'île d'Eubée. Ces feux avaient fait 77 morts et détruit plus de 250.000 hectares.