Plus de la moitié des 4.200 visons d'élevage en fuite autour du village de Saint-Cybranet (Dordogne) ont été récupérés au cours de la journée, selon la préfecture.
Ces visons se sont échappés après un acte de malveillance dans la nuit de jeudi et vendredi.
Des dizaines de visons ont malheureusement péri
"Ce matin (vendredi 16 octobre) on m'avait abattu toutes les clôtures et ouvert toutes les cages" avait expliqué Thierry Agrassel, propriétaire de l'élevage.
Des pompiers, gendarmes, membres de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et volontaires ont procédé à la récupération d'environ la moitié de ces animaux, a expliqué Bernard Musset, sous-préfet de Sarlat. "Plusieurs dizaines de visons sont malheureusement morts sur place à cause du stress" a-t-il déploré.
Les visons, un danger sur le plan écologique
Ces animaux représentent cependant un danger sur le plan écologique. "C'est un drame au niveau écologique, ces visons, qui sont des prédateurs, sont nuisibles pour l'équilibre de l'éco-système" selon Bernard Musset. Le maire de Saint-Cybranet, Claudine Farfal, est également très inquiet : "c'est une catastrophe écologique car ce sont des animaux qui, apparemment, dès qu'ils n'ont plus à manger, sont agressifs avec poules, chats, chiens..."
Les éleveurs de bisons montrés du doigt
La fondation Brigitte Bardot a affirmé vendredi qu'elle ne condamnait pas les auteurs de la libération de 4.200 visons dans un élevage de Saint-Cybranet (Dordogne) mais plutôt les éleveurs qui élèvent ces animaux dans des cages en batteries avant de les gazer pour en faire des manteaux ou tout autre inutile article en fourrure".
"Les visons ne sont pas dangereux pour l'homme mais l'homme est un prédateur sans pitié pour le vison. La mobilisation pour renvoyer ces pauvres bêtes dans leur camp de la mort est une honte et un déshonneur" a souligné la fondation.