Des scientifiques américains de l'institut pour la science de la protection des océans de l'université américaine de Stony Brook ont révélé que certains ailerons de requins vendus sur les marchés de Hong Kong à des fins gastronomiques provenaient d'espèces dites protégées. Pas bien ! Ils réclament que les règles d'exploitation commerciale des requins-marteaux et de cinq autres espèces soient renforcées, notamment lors de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, qui se tient en mars 2010 au Qatar.
Les populations de squales en danger
Les universitaires ont prélevé des échantillons sur 62 ailerons de requins achetés sur un marché de Hong Kong. Ils ont ensuite utilisé des techniques appliquées à la gestion piscicole génétique en examinant les séquences d'ADN mitochondrial des ailerons de requins.
Grâce à cette étude, les scientifiques ont déterminé l'origine géographique de 57 des 62 ailerons : 21 % d'entre eux venaient de populations de squales en danger et vivant dans l'ouest de l'océan Atlantique.
Un mets très demandé et raffiné
Les ailerons de requins, mijotés en soupe, sont considérés comme un mets raffiné et leur prix atteint 80 euros le kilo sur les marchés de Hong Kong. Les auteurs de l'étude espèrent que leur recherche encouragera les Etats qui se rencontreront lors de la Convention CITES à placer les requins-marteaux et cinq autres espèces de squales sur une liste d'espèces dont le commerce est encadré par des permis.