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04 août 2009 -
09h58 :
Des traces fossilisées de vers marins géants
[ NATURE - FOSSILES VERS MARINS GEANTS ]

Les plus anciennes traces de vers marins géants jamais découvertesDes scientifiques espagnols ont annoncé lundi la découverte des plus grosses traces jamais découvertes de vers marins géants, dans le parc national de Cabañeros dans la province de Ciudad Real (centre).
 
 
Mais ces traces fossilisées de vers marins géants, de l'époque ordovicienne de l'ère paléozoïque, ne sont pas seulement exceptionnelles par leur taille mais aussi part leur ancienneté. Selon les scientifiques du Centro Superior de Investigaciones Cientificas (CSIC) en charge des fouilles, ces traces remonteraient à... 475 millions d'années.
 
 
Elles constitueraient donc les « traces les plus grandes et les plus anciennes jamais découvertes lors de fouilles géologiques du paléozoïque », affirme le CSIC
 
 
 
Un vers marin géantA quoi ressemblent ces traces ?
 
 
Selon un communiqué du CSIC, les fouilles ont mis à jour « des galeries fossilisées de grande dimension - 5 mètres de long pour 15 à 20 centimètres de diamètre - qui ont été parcourues par un organisme inconnu au corps mou et de grande taille », mesurant... « entre un mètre de long et 15 à 20 centimètres de diamètre ».
 
 
« Il s'agit de tanières creusées dans le fond marin il y a 475 millions d'années par un organisme vermiforme qui se baladait dans des galeries horizontales, légèrement immergées de quelques centimètres dans l'eau », explique le paléontologue en charge des fouilles, Carlos Gutiérrez.
 
 
Ces vers marins géants « vivaient enterrés et inondaient leurs galeries de leurs sécrétions afin de les consolider, ce qui a permis leur conservation jusqu'à aujourd'hui », précise t'il.
 
 
 
le continent de GondwanaMais pourquoi ces traces de vers marins... sur terre ?
 
 
Il y a 450 millions d'années, le parc national de Cabañeros « faisait partie de la plateforme marine d'un ancien continent appelé Gondwana. Cette zone était légèrement immergée », selon les scientifiques.
 
 
« La péninsule ibérique se trouvait alors près du pôle sud de l'époque et les organismes qui vivaient dans des eaux très froides avaient un métabolisme qui leur permettait de grandir plus », précisent-ils.
 
 
 
 
 


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